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L'âgisme, un enjeu mondial pour l'OMS*

La RouVilla aurait-elle devancé les conclusions de l'Organisation Mondiale de la Santé?


Selon un dernier rapport de l'OMS (mars 2021), l'âgisme est un fléau insidieux dont la société souffre avec pour conséquences, des effets négatifs sur l’état de santé, de l’isolement social et de décès précoces ; il coûterait des milliards de dollars aux pays chaque année.

L’âgisme apparaît lorsque l’âge est utilisé pour catégoriser et diviser les gens d’une façon qui entraîne des préjudices, des désavantages et des injustices. Une sorte de racisme par l’âge pour faire simple.


Dans la pratique et au quotidien, il peut prendre de nombreuses formes se traduisant par des attitudes empreintes de préjugés, des actes discriminatoires et des politiques et des pratiques institutionnelles perpétuant des croyances stéréotypées. La riposte à la pandémie de Covid-19 a révélé combien ces discriminations par l’âge s’avèrent fréquentes et constituent des stéréotypes sur les personnes âgées, mais aussi sur les jeunes, combien elles ont été utilisées dans le débat public et diffusées par l’intermédiaire des médias sociaux. Dans certains cas, l’âge a été utilisé comme seul critère pour déterminer l’accès aux soins médicaux et aux traitements d’importance vitale et justifier l’isolement physique. « Alors que les pays frappés par la pandémie cherchent à se redresser et à se reconstruire, nous ne pouvons laisser les stéréotypes, les préjugés et la discrimination fondés sur l’âge entraver ce qui pourrait être fait pour garantir la santé, le bien-être et la dignité des personnes, partout dans le monde » indique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Et de préciser : « ce rapport ne se contente pas de décrire la nature et l’ampleur du problème. Il présente aussi des solutions sous la forme d’interventions fondées sur des données probantes, en vue de mettre fin à l’âgisme à tous les stades. » Dans la pratique, l’âgisme s’insinue dans de nombreuses institutions et secteurs de la société, notamment dans les secteurs de la santé et des services sociaux, sur le lieu de travail, dans les médias et dans le système juridique. Le rationnement des soins de santé sur des critères exclusifs d’âge est par exemple très répandu. Ainsi, dans une grande majorité (85%) des 149 études couvertes, l’âge avait servi à déterminer les bénéficiaires de certains actes médicaux ou traitements. Les personnes âgées - tout comme les jeunes adultes d’ailleurs - sont souvent désavantagés sur le lieu de travail et l’accès à la formation spécialisée et à l’éducation recule fortement avec l’âge.

L’âgisme entraine des conséquences graves et profondes sur la santé et le bien-être des gens. Chez les personnes âgées, il est associé à une moins bonne santé physique et mentale, à un plus grand isolement social et à une solitude accrue, à plus d’insécurité financière, à une baisse de la qualité de vie et à un décès prématuré.

On estime que 6,3 millions de cas de dépression dans le monde sont dus à l’âgisme. Ce phénomène se recoupe avec, et accentue, d’autres formes de biais et de désavantages, notamment ceux liés au sexe, à la race et au handicap, ce qui a des conséquences négatives sur la santé et le bien-être des personnes.


On s’en rend moins compte mais il faut aussi savoir que la discrimination fondée sur l’âge coûte des milliards de dollars à nos sociétés chaque année.


Alors qu’une grande partie des populations mondiales sont en train de vieillir, tous les pays et toutes les parties prenantes sont encouragés à utiliser des stratégies visant à changer nos conceptions, notre ressenti et nos actions à l’égard de l’âge et du vieillissement et à progresser sur la voie de la Décennie des Nations Unies pour le vieillissement en bonne santé.


Les données de prévalence, d’après une enquête menée auprès de 83.034 personnes dans 57 pays ont révélé qu’une personne sur deux avait des attitudes modérément ou fortement âgistes (c’est-à-dire guidées par des stéréotypes et des préjugés). Soit la moitié de la planète…


En pronnant l'intergénéralité dans La RouVilla et en favorisantt l'autonomie des colocatires vieillissants, on s'attèle à casser ces préjugés!


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